Kobudo Jutai-Ryu

                                                                                 

                                                                               OKINAWA KOBUDO JUTAI RYU

                                                                                                  

                                                                                               HORAIRES

                                                     Samedi 10h30 (Piscine de Fleurus)

                                                    Dimanche 10h00 (Complexe sportif, rue des couturelles, Roux)

 

   BÔ        

De toutes les armes, le bâton est le plus vieux compagnon de l'homme, depuis les temps anciens Il s'emploie comme objet indispensable à la vie quotidienne, sans distinction de classes (paysans, marchands, artisans, guerriers, moines). cette Art, est né de son usage. De fait, les techniques et les katas sont particulièrement nombreux en comparaison des autres armes. C'est l'arme de base du Kobudo, celle que l'on étudie en premier car son maniement apprend à coordonner les mouvements du corps avec ceux de l'arme. Les pratiquants commencent par le Bô et le travaillent toute leur vie.

TONFA

Cette arme, plus connue sous le nom chinois de Tonfa, fut inventée en s'inspirant du Tunguwa, littéralement « ustensile avec lequel on prend une marmite ». Fabriqué généralement en chêne, bois dur et résistant, le Tunkuwa mesure environ 50 cm de long et est de section cylindrique, carrée ou trapézoïdale. Sa longueur doit permettre la protection de l'avant-bras tout entier, lorsqu'on le tient par la poignée. Cette dernière est cylindrique et sa longueur doit correspondre à la largeur de la paume

 SAI

 Le Sai est un trident métallique, qui ressemble à une dague, mais la lame n'est pas tranchante : elle est conique, de section cylindrique ou octogonale. Son extrémitépointue sert à piquer, soit lors d'une frappe soit en le lançant. La longueur de la lame doit permettre la protection de l'avant-bras.  La poignée est entourée d'une corde ou d'un bandeau torsadé (en tissu ou en cuir) pour assurer une meilleure saisie.La garde, de forme très particulière, est destinée, tout en protégeant la main, à dévie ou bloquer une attaque de sabre ou de Bô ; elle permettait même de casser les lames de sabreSes extrémités pointues permettaient de contre-attaquer en frappant avec un mouvement de poignet.  Le Sai, qui est relativement lourd (près d'un kilogramme), doit être bien équilibré pour en faciliter son maniement.  Le Sai s'utilise généralement par paire. Avec une arme dans chaque main, il est possible d'exécuter une technique de défense avec l'une et une attaque avec l'autre. Un troisième Sai pouvait être passé à la ceinture. Il servait au lancer ou pour remplacer un Sai brisé au cours d'un engagement.

          NUNCHAKU

 C'est certainement l'arme Okinawaïenne la plus célèbre. Appelée également « Sosetsukon ».   Il s'agit, dans sa forme originale, de deux bâtons très courts  reliés par une corde. Celle-ci, à l'origine en crin de cheval ou en paille de riz tressée, était, dans certains cas, remplacée par une chaîne pour pouvoir résister à une arme tranchante.Comme pour le Sai et le Tunkuwa, la longueur des branches du Nunchaku doit permettre la protection de l'avant-bras tout entier. La longueur de la corde ou de la chaîne pouvait varier de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètres selon l'utilisation (combat ou pour l'enrouler autour des pattes d'un cheval). Pour les Nunchaku modernes, la distance entre les 2 bâtons (corde tendue) correspond à la largeur de la main.Cette distance doit être respectée assez précisément, sous peine de difficultés dans le maniement si elle est trop courte ou, à l'inverse, si elle est trop longue, d'engendrer des mouvements dangereux pour le pratiquant. Certains modèles de Nunchaku ont leurs bâtons légèrement évasés ou bien comportent un lest à chaque extémité libre ; ceci pour en augmenter l'inertie, au détriment de la vitesse.  On n'en connaît pas précisement l'origine : fléau pour le battage du riz ou mors de cheval. On dit également qu'après l'invasion du seigneur Shimazu, le Nunchaku fut inventé en s'inspirant d'un instrument servant à  écorcer les musas.Cette arme pouvait facilement être dissimulée sous les vêtements.     Elle était utilisée principalement par les femmes. Le principe de maniement du Nunchaku est basé sur la vitesse et la force centrifuge. C'est une arme à la fois très technique et dangereuse à manier. C'est pour cela que c'est la quatrième arme étudiée dans la progression du Kobudo traditionnel d'Okinawa.

              

 KAMA

 

 

Instrument agricole, le Kama est la faucille des paysans. Cet outil est utilisé tel quel, sans modification. Le manche en bois a une longueur de 30 cm environ. La lame, en acier, est légèrement courbe et perpendiculaire au manche.Le Kama est utilisé par paire. Les techniques consistent à bloquer puis piquer, transpercer ou couper.   Il existe deux utilisations particulières des Kama : la faucille à chaîne (Manri Kigusari Kama) inventée dans l'île principale du Japon ; sa pratique avait pour but d'attaquer l'adversaire en brandissant un poids attaché à l'autre extrémité de la chaîne, et l'art d'Okinawa où le manche est relié au poignet à l'aide d'une longue ficelle  ou une lanière, enroulée autour de celui-ci ; ce qui permettait d'atteindre l'adversaire à distance en effectuant de grands mouvements circulaires. Le Kama était récupéré ensuite en le faisant tourner rapidement autour du poignet

   EKU

C'est la rame des pêcheurs. Elle servait, en tant qu'arme, dans les conflits entre pêcheurs, puis, par la suite, contre les assaillants étrangers.Un coup porté avec la partie plate de la rame est si puissant qu'il pouvait  décapiter. Cette même partie était aussi utilisée pour projeter du sable dans les yeux de l'adversaire.  L'extrémité de la partie plate est pointue. La technique dénommée « l'Eku de Tsugen Akachu ».fut transmise par un guerrier très connu et originaire del'île Tsukenjima : AZATO, surnommé « AKACHU » (rougeaud) à caus d'une tâche de vin. Les techniques de l'Eku se rapprochent de celles du Bô, avec une préférence pour les mouvements tranchants. Le maniement de cette arme est difficile ; en particulier à cause de son déséquilibre.  Elle n'est étudiée qu'à partir du 4ème Dan. C'est la neuvième arme dans la progression du Kobudo traditionnel d'Okinawa.

          BOKKEN 

Le bokken, sabre de bois  est un sabre japonais en bois reprenant la taille et la forme du katana. Il peut êtreutilisé avec la garde (tsuba) qui protège les mains, ou sans la garde.Il sert principalement à l'entraînement dans le cadre des arts martiaux (aïkiko, kenjutsu, iaïdo, kendo, jodo) comme remplacement à meilleur marché et moins dangereux du sabre. Historiquement, le bokken a également été utilisé dans des situations de combat.   Le samouraï Miyamoto Musashi est réputé avoir longtemps utilisé le bokken comme arme de combat, en particulier  lors de son duel contre Kojirō Sasaki.Comme les katanas, les bokkens ont suivi leur époque

  KATANA   

Symbole de la caste des samouraïs, le katana est un sabre (arme blanche courbe à un seul tranchant) de plus de 60 cm. Il est porté glissé dans la ceinture, tranchant dirigé vers le haut à la ceinture du coté  gauche (vers le bas aussi si le porteur est un cavalier). L'ensemble wakizashi-katana s'appelle le daisho Certaines périodes de l'histoire japonaise étant plus calmes, le katana avait plus un rôle d'apparat que d'arme réelle. Le katana est une arme de taille (on utilise le tranchant) et d'estoc (dont on utilise la pointe), le terme katana sert souvent à désigner l'ensemble des sabres japonais (Tachi, Uchigatana etc.)

  TAMBO        

Le tambo ou bâton court est un bâton d'une longueur de 45 à 60 centimètres. La façon de le manier constitue  un art martial à part entière, appelé tanbō-jutsu. Cette arme peut être utilisée pour frapper, effectuer une clé, étrangler, bloquer ou projeter. Il peut être utilisé lors de la pratique de certains arts martiaux, par exemple en aïkido, jujutsu et hapkido. Cette arme peut être maniée seule ou par paire (un tanbō dans chaque main).  Le tanbō pouvait également servir comme arme de diversion ; en effet, il pouvait être lancé afin de provoquer un réflexe permettant une attaque enchaînée au sabre.Comme celui-ci, il est parfois utilisé pour remplacer une arme, telle qu'un sabre court, tout en évitant les dangers d'une arme réelle.

  KOBOTAN 

 

YAWARA

 Le kubotan est un dérivé du yawara japonais.

C'est une arme contondantede défense personnelle, développée

au XXe siècle par Soke Kubota Takayuki.

 Le  Yawara est une arme millénaire utilisée à l'origine comme

instrument

 dans les cérémonies religieuses  bouddhistes et dont l'usage martial fut développé à partir du Tanto-Jutsu, manié sans le dégainer pour éviter les coupures et les hémorragies. Au fil du temps, ce petit cylindre est devenu une arme extrêmement efficace  pour la self-défense qu'elle soit civile ou policière.